Week end à Bâle

Après avoir lu Toile du Paradis de Maha Harada, j’ai eu envie de partir à la découverte des musées Bâlois.

Je me suis donc rendue à Bâle sur les traces de Orie et Tom avec une amie.

Je passe régulièrement par cette ville lorsque je rends visite à ma famille en Alsace, mais c’est la première fois que je prends le temps de m’y arrêter.

Bâle regorge de musées et est considérée comme la capitale culturelle de la Suisse. Elle est situe au bord du Rhin, à un point frontière entre la France, la Suisse et l’Allemagne. Ses origines remontent aux Celtes et c’est l’Empire Romain qui lui lègue de beaux vestiges.

Ce qui est chouette à Bâle c’est que dans tous les logements (y compris les Airbnb) on paye une taxe qui nous permet d’obtenir la BaselCard. Grâce à cette carte on peut entre autre accéder aux transports publics gratuitement, obtenir des réductions dans les musées et bénéficier des hot-spot wifi.

Même si Google avait décidé de ne pas être avec nous ce jour là (il nous a fait prendre le mauvais tram et on a faillit rater le train du retour!), c’est quand même pratique de pouvoir accéder au wifi et aux transports.

Je te propose un petit retour sur ce séjour et tu peux même cliquer directement sur les sessions qui t’intéressent.

Bonne lecture!


Vieille ville

La majorité des attractions de la ville se situent dans la vielle ville, dans laquelle on peut facilement déambuler à pieds. Les vielles bâtisses côtoient les bâtiments plus modernes en harmonie. Il existe a priori des tours guidés, actuellement suspendus en raison de la pandémie COVID.

Au coeur de la vielle ville on retrouve l’Hôtel de Ville qui est le siège du gouvernement bâlois et du parlement. Il peut surprendre par sa façade rouge et ses peintures murales d’autant plus vives sous la pluie et le ciel gris. Le beffroi n’est pas rappeler les bâtiments du Nord de la France et des Flandres.

Au centre de la cours, on retrouve une statue du général romain Lucius Manatius Plancus , qui est considéré comme le fondateur de la colonie romaine de Augusta Raurica.

Il est également possible de visiter l’intérieur du bâtiment mais pour cela il faut venir en semaine.

Sur la colline surplombant le Rhin on retrouve la cathédrale protestante Notre-Dame de Bâle. Construite à l’époque médiévale, principalement en bloc de grès rose elle n’est pas sans rappeler la cathédrale de Strasbourg.  Mélangeant styles romans et gothiques, elle aurait été terminée en 1500.


Fondation Beyerler

Située à l’extérieur de la ville, à Riehen, la fondation est facilement accessible par les transports publics (le tram).

Elle est actuellement en travaux et nous n’avons pu pu accéder à la collection permanente qui contient la fameuse toile d’Henri Rousseau, Le Lion ayant faim se jette sur l’antilope, qui nous faisait tant rêver.

Ce sera donc pour une prochaine fois!

L’exposition temporaire fait dialoguer Auguste Rodin et Jean Art, pourtant contemporains (fin 19eme/début 20eme), ces deux artistes proposent pourtant des oeuvres et des approches très différentes.

On se sait pas s’ils se sont rencontrés personnellement mais leurs oeuvres ont des inspirations communes et présentent de nombreux liens d’affinités artistiques.

RODIN

Ses sculptures sont des fleurs

du mal de ciel et de terre.

Ses sculptures sont d’inquiétante déshabillées

parfois même des nudités,

de vignes magnifiques et géantes à la barbe soignée.

Ses sculptures sont des échos de pérennité,

des baisers endormis

sur des mains de mort,

des méduses aux bottines vernies à boutons

du siècle des valses.

C’est un immense arrière-faix de la Renaissance,

un projet d’érotomachie

pour confirmer l’origine,

loin de l’érotomachie mécanique de notre siècle.

Jean Arp

J’ai toujours beaucoup aimé Rodin, probablement en partie parce que j’ai grandis à Calais et que les Bourgeois de Calais trônent fièrement devant l’hôtel de ville. J’aime beaucoup l’intensité et le détail de ses sculptures, les corps ont l’air présents et dégagent une émotion certaine.

Le Penseur date de 1880 et pourtant il dégage tant de modernité comme si cette oeuvre était intemporelle. Initialement il figure sur la Porte de l’Enfer où il incarne le poète Dante, auteur de la Divine Comédie. Dans ce contexte il aurait médité sur les cercles de l’enfer. Sa posture reflète le fait de penser comme une action et non comme un processus. On le voit s’impliquer dans cette réflexion en appuyant la tête sur sa main comme s’il s’interrogerait sur quelque chose de plus grand que lui.

Je ne connaissais pas Jean Arp, et je dois dire que certaines pièces m’ont laissée un peu perplexe. La majorité de son oeuvre est figurative. J’ai néanmoins trouvé intéressant de faire dialoguer les deux artistes car on retourne beaucoup de similitudes dans les thématiques abordées.

Déméter existe sous différentes versions et date de 1960, ce qui correspond à la fin de la carrière de l’artiste. Déméter vient de la mythologue grecque, elle y incarne la déesse de la fertilité et de l’agriculture. J’aime les courbes de cette statue, les rondeurs, la féminité qui s’en dégage. Bien qu’elle soit figurative on y reconnait bien la femme dans son côté maternel, rassurant, avec ses hanches larges invoquant la fertilité.

Le jardin de la fondation est magnifique et on y retrouve le fameux Baiser de Rodin, malheureusement la météo n’était pas avec nous et nous n’en avons pas vraiment profité.

Il crée des corps qui se touchent partout et tiennent ensemble comme des bêtes se dévorant l’une l’autre, qui tombent comme une chose dans un abîme.

Rainer Maria Rike – secrétaire particulier et confident de Rodin entre 1905 et 1906

Plus d’infos sur le site du musée.


Kunstmuseum

Situé au coeur de la ville de Bâle, ce musée (le plus grand musée d’art de Suisse) se compose de trois bâtiments : le Hauptbau, qui abrite principalement la collection permanente, le Neubau, qui est davantage dédié aux expositions temporaires , et le Gegenwart, se concentrant sur l’art contemporain.

Le bâtiment principal (Hauptbau) date de 1936. Les différents niveaux proposent des oeuvres de différentes époques, on y retrouve des collections du Moyen Âge, de la Renaissance, des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles ainsi que des œuvres d’art moderne dont Henri Rousseau.

Le nouveau bâtiment (Neubau) est bien plus récent, il a été inauguré en 2016. Il se situe en face du bâtiment principal, et accueille principalement les expositions temporaires. Les deux bâtiments sont reliés par un tunnel souterrain.

Petite sélection des oeuvres qui m’ont touchées:

Henri Rousseau – Forêt vierge au soleil couchant

Je te l’accorde c’est une sélection assez hétéroclite!

J’adore les tableaux d’Henri Rousseau, il s’y dégage quelque chose de presque magique. Les couleurs utilisées sont très vives et les proportions ne sont pas réalistes mais je les trouve fascinants. Il s’en dégage une certaine harmonie et lorsqu’on regarde de près il y a plein de petits détails et souvent des animaux cachés.

Jean Dubuffet est le premier à avoir théorisé l’Art Brut, cette forme d’art produite par des marginaux et des malades mentaux, où les codes sont totalement chamboulés. Le musée de l’Art Brut à Lausanne est d’ailleurs un de mes musées préférés.

Les sculptures d’Alberto Giacometi sont reconnaissables grâce à leur formes longilignes et évidemment j’était obligée de vous présenter celle représentant un chat!

Hans Holbein – Portrait de Bonifactus Amerbach

Bon celui là je ne suis pas particulièrement fan mais il ressemble tellement à l’acteur Guillaume Canet, tu ne trouves pas?

Si tu veux profiter pleinement du bâtiment principal et du nouveau bâtiment, l’idéal est d’y allouer une demi journée. Des vestiaires sont à disposition gratuitement pour pouvoir profiter du musée sans être encombré·e par sacs, vestes et compagnie.

Plus d’infos sur le site du musée.


Logement

Pour le logement nous avions choisi un super Airbnb, chez Uta à 10 minutes à pieds de la gare principale et littéralement au pied d’un arrêt de tram.

Rien que l’extérieur de la maison donne envie! L’appartement se situe à l’étage et la chambre que nous avions dispose d’un super balcon donnait sur l’arrière du bâtiment, nous n’avalons pas vraiment pu en profiter à cause de la météo mais ça donnait envie!

Le salon est lumineux, décoré de brics et de brocs et donne envie de s’y attarder pour le petit déjeuner.

En cette période de COVID, Uta fait en sorte qu’il y ait au moins un jour d’écart entre chaque nouvel invité et elle nous a permis de laisser nos affaires après le check-out. En autre pour que nous puissions profiter des toilettes avant de prendre le train!


Restauration

A notre arrivée, Uta nous a recommandé un délicieux restaurant vietnamien Mum’s Kitchen (pas très local je te l’accorde) qui propose des plats à l’emportée. C’était à une dizaine de minutes à pieds de notre Airbnb et nous avons pu profiter de manger tranquillement “à la maison”.

Nous nous sommes régalées! C’était copieux et bien chaud, après une visite de la vielle ville sous le froid et la pluie c’était bien mérité

Pour notre journée musées, c’était un peu différent.

Restos fermés et météo pluvieuse ne font pas bon ménage… Nous avons donc pris des burgers chez Holy Cow sur les marches d’un cinéma fermé. Eh oui nous vivons quand même une période particulière!

Et toi tu as déjà visité Bâle?

Julie

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